09 octobre : premiers pas en Amérique latine

La journée s’est découpée en deux parties : l’arrivée à Lima à 1h du matin puis l’après réveil.
Dès l’arrivée à l’aéroport et le passage à l’immigration bouclé, c’est un peu la foire. Trouver un taxi ? La question devrait plutôt se traduire par comment s’en sortir sans taxi tellement vous êtes sollicités. Il faut dire que mon gros carton de vélo ne passait pas non plus inaperçu…

Je me dirige alors vers un homme arborant sa carte de chauffeur, spontanément celui-ci récupère mon charriot à bagages et m’annonce 90 soles. A peine débarqué qu’il faut déjà discuter les prix. Je défends mon point en précisant que le tarif aperçu sur les forums de voyage se situait autour des 50 soles. Un collègue ne tarde pas à nous rejoindre et nous finissons par trancher à 70.

La négociation fait partie de la vie courante. Au marché ou à l’hôtel, discuter un prix revient à démontrer votre connaissance en la valeur de la devise. Fin 2015, 1€ correspondait à 3,6 soles.

Brise nocturne

En franchissant les portes de sortie, le décors extérieur n’offre rien d’exceptionnel, un simple parking d’aéroport en pleine nuit tempéré par l’humidité de l’océan situé à quelques kilomètres.
Au bout de quelques pas seulement, le chauffeur confie le charriot à un nouvel homme sans le moindre badge ou veston de la compagnie. Très attentif et quelque peu réticent, je questionne avec un vocabulaire digne d’un enfant de 4 ans « où nous dirigeons nous ? ». Je comprends alors que le véhicule est stationné plus loin.

La camionnette démarre, nous franchissons plusieurs quartiers peu réputés avant de longer l’océan et d’atterrir dans une petite rue déserte. Difficile de distinguer l’hôtel retranché derrière un imposant portail. Une simple feuille A4 collée sur la porte comporte le nom de la place.

Quelques heures plus tard

Réveil au petit matin, la nuit fut très brève car du boulot m’attend. Dans la matinée, je visite l’ambassade canadienne afin d’y déposer un préavis de voyage puis j’en profite pour visiter le quartier. Miraflores se nomme t-il, coin aisé de la ville et rassurant pour mes premiers pas en Amérique du sud.
A noter que la déclaration est semblable au formulaire en ligne. Elle permet d’inscrire des numéros de contacts en cas d’urgence et selon les pays franchis, vous êtes tenus au courant des éventuelles catastrophes, grèves, etc.

S’agit-il particulièrement du quartier, je ne sais pas, mais toutes les propriétés sont systématiquement entourées par des grilles, allant jusqu’au mur de béton haut de 3 mètres surplombé par des barbelés. Nombreuses résidences disposent d’un bureau de sécurité à l’entrée ou d’un vigile dans le parking.

Les 80 000 habitants de Miraflores ne vivent certainement pas la même réalité que les 10 millions d’êtres humains les entourant. Comme si résider dans le 3e quartier le plus riche et un des plus sécuritaire de la ville ne suffisait pas, leur retranchement amplifie l’effet de schizophrénie.

Lima : le mur de la honte – via elcomercio.pe

Il n’est pas rare d’apercevoir sur le trottoir un agent de sécurité, fusil à pompe à la main en train de garder la porte d’une banque. Chaque institution engage systématiquement des agents, le plus souvent armés et même certaines boutiques parfaitement anodines semblent participer à la compétition.

L’après-midi reste consacré au montage de la bécane. Je retourne à l’auberge de jeunesse et en la compagnie d’un touriste japonais, lui même ayant traversé l’Asie et l’Afrique à deux roues dans le passé, je fixe les pièces du vélo avant le grand départ.
Je profite des dernières heures pour vérifier le trajet de demain matin car sortir de la mégalopole péruvienne impose un passage par la voie rapide !

2 Comments

  1. Bonsoir Nicolas, c’ est Aurelie j’ ai ton blog par Maman j’ ai vu les photos de tes séjours, elles sont trop supers si je devais visiter j’ aurai moins d’ appréhension à y aller en tout cas félicitation pour ton courage tu as osé et tu as réussi ,bien je t’ embrasse et à bientôt.

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