mercredi, avril 12, 2017 Nicolas Journal de bord No comments
Couché dans le gazon avec un couple de français rencontré hier au guidon de leur tandem, la fraîcheur de cette soirée suffisait à oublier les difficultés de la journée. Autant dire que cette marche montagnarde, sous le cagnard et accompagnée d’une nuée permanente de moustiques redéfinit rapidement votre sens de la suffisance. Ici la canicule vous frappe à chaque changement de col, le moindre ruisseau impose un arrêt et le croisement d’un semblable force au salut. Lorsqu’un cycliste brésilien croisé il y a quelques jours de cela sur la bretelle voisine m’a annoncé l’existence du Choquequirao, la décision de planifier une randonnée fut instantané. Ancienne cité Inca située dans la chaîne de montagnes Salkantay, le site considéré comme la petite sœur du Machu Picchu, n’est accessible qu’au travers d’une marche de 4 jours vous plongeant le long de la rivière Apurimac pour terminer à 3085 mètres. Des versants arides, constamment baignés dans un puissant soleil d’août, en passant par la foret amazonienne dont la richesse contraste sans peine les glaciers enneigés s’arrachant de l’arrière plan, on comprend peut-être la folle décision d’avoir bâti une des plus importante cité autochtone au bout de ce perchoir. Point de départ vers une marche historique à la recherche d’une civilisation perdue @Matthias Visite autoguidée Le deuxième jour, lorsque nous avons atteint le site principal, nous nous sommes empressés de descendre visiter les terrasses situées en contre-bas. Le spectacle fut grandiose, le chemin boisés à travers lequel nous nous extirpions, dessinait un véritable couloir de théâtre. Brutalement le rideau tombe. Un souffle d’air s’infiltre sous votre chapeau et face à vous, la scène vous transpose immédiatement plusieurs siècles en arrière. L’étendue des ruines laisse transparaître l’activité de l’époque. Au côté des escaliers construits à chaque extrémités des terrasses, le système d’irrigation trace un circuit en majorité intact, débutant sa route 500 mètres plus haut, en provenance des habitations. L’étendue des lieux impose une certaine humilité face à ces bâtisseurs bien décidés à trouver la sérénité le long d’une falaise. C’est en silence que nous dévalons ces gigantesques marches. De tels lieux méritent repos, il ne faudrait surtout pas réveiller une ancienne divinité. Celle-ci n’aurait plus sa place au milieux des tissus synthétiques et des bijoux au reflet matte. Le soir venu, l’installation de la tente s’est effectué sans mal. Une douche chaude, seul réel réconfort du cyclo-voyageur paraissait même un problème secondaire. L’hôtel que constituait mon armature d’aluminium recouverte d’une toile imperméable offrait la vue la plus extraordinaire, avec pour berceuse l’écho d’une interminable chute d’eau. Vue depuis le site de camping @Danielle Pereira D’un extrême à l’autre Sur le chemin du retour, le caractère bipolaire des Andes apparaît bien plus nettement. Les montagnes disposent de cette spécificité unique : elles déforment le temps et l’espace. L’environnement se condense. Les distances perdent leur signification. En seulement quelques kilomètres la température varie de manière insolente, la traînée de poussière se recouvre d’une végétation luxuriante, la rivière se trouve surplomber par un glacier, un obstacle se transforme en poste d’observation, l’horizon finit par renoncer sur la verticalité. Ce constat rempli de contrastes s’applique tout aussi bien aux voyageurs. Ainsi les plus paresseux, ou les plus soucieux de leur confort personnel devrait-on dire, recourent à l’aide d’un muletier pour transporter leur biens. Je n’ose parler d’équipement lorsqu’il s’agit de traîner une valise de voyage sur 600 mètres d’ascension par une bête, guidée par un garçon de 14 ans. Nous offrons du travail à ces braves villageois avanceront les touristes les plus prudents, à peine capable de prononcer leurs noms.
samedi, avril 01, 2017 Nicolas Journal de bord 1 Comment
Parcouru à vélo : Chalhuanca – Abancay | 122Km ~ 9h30 Rencontre avec un cycliste Brésilien au détour d’un virage. La différence d’équipement est frappante. Son vélo s’avère bien plus archaïque, dépourvu de tout outil spécialisé et d’un simple sac à dos déposé dans un panier en plastique. Son accoutrement n’en est pas moins modeste. Muni d’un chapeau en cuir brun, sandales aux pieds et tee-shirt en coton sur le dos, la facilité apparente avec laquelle le bonhomme sillonne la vallée m’impressionne. Mon obsession pour la technique et l’efficacité en prennent un coup. Je réalise peu à peu la philosophie qui entoure ces voyageurs hors du temps dont l’objectif parait rarement ancré. L’un ne possède pour bagage qu’une destination, peu importe le temps nécessaire, tandis qu’un autre n’a pour instruction qu’une date de retour, se laissant porter par le vent. La cité d’Abancay, installée à la manière d’un funambule dans la surnommée vallée du printemps éternel.@loindesyeux L’effacement de la mesure L’événement de l’après-midi ne viendra que réconforter la leçon matinale. Le capteur de vitesse s’est décollé de ma roue tandis que je dévalais une pente, privant ainsi le compteur kilométrique de toutes données. Luxueuse catastrophe. Je rebrousse chemin, arpentant le bas côté de la route à la recherche du petit aimant. C’est peine perdu, mieux vaut alors réaliser la chance avec laquelle j’ai pu progresser jusqu’ici. Aucun bris, nulle rencontre désagréable et une santé réjouissante. Un cocktail élémentaire dont la richesse devrait suffire à chacun. C’est alors que je renfourchais ma bécane, achevant cette chute de 2000 mètres pour la moins excitante, mais également annonciatrice d’un lendemain plus tortueux. Il est une règle au sein des montagnes, bien que chaque cycliste tente en vain de la réfuter, promettant sans cesse l’exception lors du prochain coup de pédale : chaque descente annonce une remontée. Les gorges de la vallée balayées par ce vent tropical apaisaient certainement mes nerfs. En quelques centaines de kilomètres, les Andes pouvaient dessiner le désert le plus agressif qu’il soit, nécessitant une navigation digne d’un Touareg, tout comme présenter une rivière hospitalière aux berges luxuriantes rappelant les décors d’Amérique central. Les Incas ont su en dompter toutes les facettes.

L’aventure débute dans les Cantons-de-l’Est

Le défi nous paraissait de taille : 14 participants, un parcours avec une multitude de visites sur deux jours, une météo risquée en ce début octobre et surtout, notre première organisation d’un séjour cyclo-touristique. Retour sur un succès total.

rang de terre entre Stanbridge et Frelighsburg, un calme assuré

« Montréal, 8h du matin, à peine les mini-bus récupérés qu’une pluie fine recouvre l’horizon. Une pluie qui n’était pas prête de se dissiper… 11h, à l’approche de l’autoroute 40 nous nous rendons à l’évidence, un plan B s’impose. Mais quel plan B Nicolas ? »

Jour 1 : revirement de situation

A peine sorti de l’île, au bord du bus les 14 passagers encore pris d’excitation à l’idée de réaliser cette virée à bicyclette ne se doutent pas qu’à l’avant, tout le planning de la journée est sur le point de basculer.

Si la randonnée devait originellement se terminer autour d’un bon verre de vin et bien elle débutera avec celui-ci. Confirmation au téléphone, le vignoble situé à Saint-Armand peut nous accueillir malgré l’avance de plusieurs heures. Les avantages de la basse saison. Dès notre arrivée, les employés acceptent même de nous laisser dîner à l’abri des intempéries, prêts à nous faire visiter les lieux munis de nos plus beaux ponchos.

Amateurs de rouge, nous vous suggérons du blanc – vignoble du Ridge

Pendant la dégustation, un sentiment de vacance s’installe chez nos compagnons. Avec Vincent nous profitons de ce moment de détente pour déplier une carte et dresser à l’improviste une boucle d’une douzaine de kilomètres histoire de se dégourdir les jambes. La pluie n’a pas cessé, mais nous sommes confiant sur les capacités du groupe. Le premier arrêt sous un pont couvert en charmera plus d’un et la beauté des chemins de terre auront raison des difficultés liées à une météo capricieuse. L’arrivée à la ferme en fin d’après-midi est marquée par un large sourire général et un émerveillement total face à la grange réaménagée en dortoir où nous passerons la nuit.

La soirée autour du feu s’accompagne d’un souper à la bavette et aux légumes de la ferme. Bien entendu, nous avons profité du passage au vignoble en début de journée pour obtenir quelques bouteilles afin d’agrémenter le repas. Nous avions promis des découvertes locales! Un peu plus tard, alors que l’humidité s’empare des champs voisins, le groupe se dirige tranquillement sacs de couchages et oreillers à la main, vers la dizaine de boxes remplis de paille répartis au sein de la vieille grange pour un repos bien mérité.

Jour 2 : réveil champêtre

Alors que le silence règne encore sur la ferme, Vincent et moi nous chargeons d’acheminer le deuxième véhicule au point de ralliement de fin de journée. L’occasion de vérifier l’itinéraire une ultime fois et de bien marquer nos repères avant le passage en groupe.

De retour pour le déjeuner fraîchement préparé par notre hôte, un dilemme s’impose : choisir entre le crumble aux pommes du jardin, une panoplie de confitures maison ou un miel bio d’un producteur voisin. Un festin riche en énergie très apprécié avant de reprendre la route à bord de nos bicyclettes.

Un déjeuner entièrement préparé par notre hôte Claire – Aventure sur paille

Le départ de la grange est précédé par une vérification complète des vélos. Nous nous assurons que tout est en ordre pour accomplir les 50 kilomètres prévus aujourd’hui. A propos des bécanes, il s’agit pour toutes celles fournies de cyclo-cross. Nous recommandons des pneus de 32mm ou plus afin d’assurer un bon confort car le tour se divise réellement en deux sections 50/50 d’asphalte et de terre.

11h, nous sommes tous sur la route menant vers Frelighsburg. Le soleil est déjà bien installé et nous réserve une magnifique journée. Une douzaine de kilomètres nous séparent de la prochaine étape. Les fermes se succèdent sur cette belle route de gravier marquée par quelques montées sympathiques.

Scène typique des Cantons-de-l’Est

Moins d’une heure après le grand départ, à peine le crumble digéré, qu’une halte dans un verger s’impose avec une dégustation de tartes aux pommes (Au cœur de la pomme). Au fil de la discussion, nous apprenons que les sœurs situées à l’arrière du comptoir furent hôtesses à l’exposition universelle de 1967. Un moment riche en échange avec notre groupe composé en majorité de guides officiels de la ville de Montréal.

Notre deuxième déjeuner en bouche, le plus gros col du voyage se rapproche rapidement. La traversée de Frelighsburg, ancienne localité loyaliste positionnée à quelques kilomètres seulement du Vermont se déroule en toute fluidité. L’ouverture des hostilités ne tarde pas : certains cyclistes se cambrent, d’autres passent en position de danseuse tandis que les plus prévoyants alignent leurs petites vitesses. De l’autre côté de la montagne nous attend Dunham et sa fameuse micro-brasserie. Pas la peine de vous préciser qu’un arrêt s’impose!

Une fois arrivés à destination, les mollets saillants et les visages rouges, le dîner se déroule avec la satisfaction de l’effort accompli. La confiance est clairement établie entre le groupe et ses organisateurs. Avec un peu d’avance sur l’horaire, nous établissons une bonne pause à la brasserie permettant à tout le monde de se décontracter autour d’une bière.

A l’approche de Bromont

L’après-midi s’annonce sportive avec 25 kilomètres restant au compteur, mais il n’y a guère à se soucier. Même la crevaison d’un des participants sert d’excuse pour jaser. Nous poursuivons notre itinéraire vers Bromont, tantôt sur une route de bitume, tantôt au milieu du gravier. La couleur des arbres nous parait formidable autour de ce décor de plus en plus vallonné. A l’apparition de chaque nouvelle côte, la dernière activité tant attendue se laisse de plus en plus désirer. Par un effort ultime, après une dernière et très sérieuse montée, les cyclistes arrivent au petit paradis : le Spa Balnea.

Un gros merci à Fitz & Follwell pour sa flotte de vélos et surtout pour nous avoir fait confiance dans l’organisation de cette première sortie d’entreprise!

 


« Un séjour de rêve »

Voilà comment nous l’avions annoncé sans la moindre gêne. Après tout, nous connaissions bien le coin pour avoir parcouru les innombrables rangs équipés de nos tentes et d’un tube de crème solaire. Car oui les Cantons-de-l’Est, et plus précisément les municipalités de Brome-Missisquoi, situées à moins d’une centaine de kilomètres de Montréal, se traduisent par une vaste étendue de champs et de fermes avant d’atteindre les Appalaches. Nul besoin d’insister sur la nécessité de couvrir votre caboche pour toute la durée du trajet, surtout si vous débutez votre périple depuis la grande île.

Bref, ne vous méprenez pas dans notre intention : il s’agit avant tout d’offrir une relecture des attraits culturels locaux. Le vélo, bien que moteur de l’aventure, se positionne surtout comme le moyen le plus agréable et le plus flexible de visiter notre environnement. Envie de s’arrêter, d’apprécier un petit verre de cidre ou de s’engager dans un sentier, la liberté n’a de limite que votre imagination (ou la décision du guide).

 


Pourquoi l’Estrie ?

Un accès direct depuis la métropole

Martin, notre fin et excellent conducteur veille sur le peloton

Située à une heure de Montréal en auto et proche de grands axes routiers, la sécurité est donc garantie. L’aspect logistique se trouve également simplifié car un véhicule peut suivre le groupe durant l’entièreté du trajet.

[Remanier]

 

Un paysage vraiment captivant

Un aperçu du mont Sutton, célèbre pour sa station de ski

Composé d’un fond montagneux bordé de lacs et de rivières autour d’un décor forestier aux couleurs vives, il s’agit d’un combo parfait assurant un spectacle continu. L’itinéraire vous surprendra par sa diversité: des champs de mais, aux montagnes en passant par les vignobles ou les pâturages boisés…

 

Un réseau routier des plus riches

Un chemin paisible à l’approche de Bromont

Comme nul part ailleurs au Québec, le système de route anglais a façonné très tôt les environs. Les innombrables chemins de terre longeant le flanc des montagnes regorgent de surprises. L’avantage en terme d’options d’itinéraire renforce donc l’aspect découverte. A chaque nouvelle cyclo-randonnée, l’excitation de s’engager sur une route différente assure l’aventure. Bon nombre de rangs ne sont qu’encore vêtus d’une fine couche de graviers pour un plaisir authentique.

 

Un terroir remarquable à découvrir

Pause dîner à la brasserie Dunham

L’histoire des Cantons-de-l’Est remonte au XVIIIe siècle, époque de la colonisation Britannique, suivie d’un développement industriel très marqué. L’apparition des premières locomotives reliant la Nouvelle-Angleterre à la province XXX. En l’espace de seulement quelques kilomètres, il est donc possible d’apprécier aussi bien l’évolution architecturale des lieux, de croiser nombre d’artisans ou de profiter d’un vaste choix de vignobles.

[rajouter une ligne]


Prochain départ [dates à venir]

Partez à la découverte des Cantons-de-l’Est pour sillonner les plus beaux vergers de notre région. Au travers de routes de campagne, revivez l’épopée des chemins de diligences au cœur d’un territoire façonné par le développement du train à vapeur. Appréciez la convivialité d’un souper du terroir et d’un déjeuner champêtre dans une grange datant du XIXe siècle au charme certain. Enfin, venez vous ressourcer au sein du plus vaste domaine Spa du Québec.
Nous offrons une expérience ludique ponctuée par une quarantaine de kilomètres à vélo par jour et d’une panoplie d’activités: pique-nique et dégustation dans un vignoble, dîner à la brasserie Dunham et arrêt dans un verger. Profitez de l’assistance d’un véhicule durant l’ensemble du séjour, garantie d’un service flexible et d’un minimum de préparatif. Nous gérons le transport du groupe, l’ensemble des bagages et la location des vélos au besoin.

19-23 Octobre : attention à la marche

Couché dans le gazon avec un couple de français rencontré hier au guidon de leur tandem, la fraîcheur de cette soirée suffisait à oublier les difficultés de la journée. Autant dire que cette marche montagnarde, sous le cagnard et accompagnée d’une nuée permanente de moustiques redéfinit rapidement votre sens de la suffisance. Ici la canicule vous frappe à chaque changement de col, le moindre ruisseau impose un arrêt et le croisement d’un semblable force au salut.

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17 octobre : une pointe de sobriété

Parcouru à vélo : Chalhuanca – Abancay | 122Km ~ 9h30

Rencontre avec un cycliste Brésilien au détour d’un virage. La différence d’équipement est frappante. Son vélo s’avère bien plus archaïque, dépourvu de tout outil spécialisé et d’un simple sac à dos déposé dans un panier en plastique. Son accoutrement n’en est pas moins modeste. Muni d’un chapeau en cuir brun, sandales aux pieds et tee-shirt en coton sur le dos, la facilité apparente avec laquelle le bonhomme sillonne la vallée m’impressionne.

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15 & 16 octobre : face à la montagne

Parcouru à vélo : Puquio – Lagunas | 57Km ~5h30

Trouvez-moi un seul kilomètre sur lequel on ne croise pas d’ordures. De manière collective et en parfaite inconscience, les péruviens jettent à tout va bouteilles, sacs plastiques, papiers et emballages le long des routes. Il n’est ainsi pas rare de croiser un monceau de déchets au coin d’une bute, laissant percevoir les intestins du village voisin. En l’espace d’une fraction de seconde, ces rares bouts de terres immaculés se voient profaner aussi longtemps qu’ils ont été protégé de l’homme.

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14 octobre : pieds sur terre

Première journée de repos depuis le départ à vélo. Cette pause va servir de préparatif pour le trajet à venir; j’ai retenu la leçon d’hier. Voici donc les objectifs :

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13 octobre : erreur de débutant

Parcouru à vélo : Nazca – Puquio | 43Km ~4h30

En quittant Nazca à l’aube, je questionnais une dernière fois l’hôte de l’auberge sur les moyens de ravitaillement disponibles avant d’atteindre Puquio. Sa réponse réconfortante m’aura suffit à foncer tête baissée. Quelle naïveté ! Autant dire que la réalité m’a vite rattrapée.

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12 octobre : le dernier plat

Parcouru à vélo : Ica – Nazca | 97Km ~5h30

La lune éclairait encore le ciel, je rangeais méthodiquement mes affaires une fois de plus avant d’entamer la dernier tronçon de la panaméricaine.

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11 octobre : matinée embrumée

Parcouru à vélo : Cerro Azul – Ica | 169Km ~9h30

La brume matinale n’était pas prête de se dissiper. Le compteur accroché au guidon affichait seulement un petit 6h30, je venais de parcourir quelques kilomètres entourés par l’océan à peine visible sur ma droite et de l’autre côté, la cordillère des Andes se dressant au loin. Depuis mon départ je ne cessais d’observer ces montagnes avec une appréhension n’ayant d’égale que ma fascination.

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09 octobre : premiers pas en Amérique latine

La journée s’est découpée en deux parties : l’arrivée à Lima à 1h du matin puis l’après réveil.
Dès l’arrivée à l’aéroport et le passage à l’immigration bouclé, c’est un peu la foire. Trouver un taxi ? La question devrait plutôt se traduire par comment s’en sortir sans taxi tellement vous êtes sollicités. Il faut dire que mon gros carton de vélo ne passait pas non plus inaperçu…

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08 octobre : décollage

Au moment même où j’écris ces lignes, j’approche du mi-trajet Toronto-Lima (7h). Assis à côté d’une péruvienne, j’ai pu rafraichir mon espagnol en lui présentant mon projet de voyage et surtout profiter de sa grande patience. Complétez donc chaque début et fin de phrase de votre interlocuteur sans même savoir s’il comprend pour saisir le dévouement de cette femme.

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L’aventure débute dans les Cantons-de-l’Est

Le défi nous paraissait de taille : 14 participants, un parcours avec une multitude de visites sur deux jours, une météo risquée en ce début octobre et surtout, notre première organisation d’un séjour cyclo-touristique. Retour sur un succès total.

rang de terre entre Stanbridge et Frelighsburg, un calme assuré

« Montréal, 8h du matin, à peine les mini-bus récupérés qu’une pluie fine recouvre l’horizon. Une pluie qui n’était pas prête de se dissiper… 11h, à l’approche de l’autoroute 40 nous nous rendons à l’évidence, un plan B s’impose. Mais quel plan B Nicolas ? »

Jour 1 : revirement de situation

A peine sorti de l’île, au bord du bus les 14 passagers encore pris d’excitation à l’idée de réaliser cette virée à bicyclette ne se doutent pas qu’à l’avant, tout le planning de la journée est sur le point de basculer.

Si la randonnée devait originellement se terminer autour d’un bon verre de vin et bien elle débutera avec celui-ci. Confirmation au téléphone, le vignoble situé à Saint-Armand peut nous accueillir malgré l’avance de plusieurs heures. Les avantages de la basse saison. Dès notre arrivée, les employés acceptent même de nous laisser dîner à l’abri des intempéries, prêts à nous faire visiter les lieux munis de nos plus beaux ponchos.

Amateurs de rouge, nous vous suggérons du blanc – vignoble du Ridge

Pendant la dégustation, un sentiment de vacance s’installe chez nos compagnons. Avec Vincent nous profitons de ce moment de détente pour déplier une carte et dresser à l’improviste une boucle d’une douzaine de kilomètres histoire de se dégourdir les jambes. La pluie n’a pas cessé, mais nous sommes confiant sur les capacités du groupe. Le premier arrêt sous un pont couvert en charmera plus d’un et la beauté des chemins de terre auront raison des difficultés liées à une météo capricieuse. L’arrivée à la ferme en fin d’après-midi est marquée par un large sourire général et un émerveillement total face à la grange réaménagée en dortoir où nous passerons la nuit.

La soirée autour du feu s’accompagne d’un souper à la bavette et aux légumes de la ferme. Bien entendu, nous avons profité du passage au vignoble en début de journée pour obtenir quelques bouteilles afin d’agrémenter le repas. Nous avions promis des découvertes locales! Un peu plus tard, alors que l’humidité s’empare des champs voisins, le groupe se dirige tranquillement sacs de couchages et oreillers à la main, vers la dizaine de boxes remplis de paille répartis au sein de la vieille grange pour un repos bien mérité.

Jour 2 : réveil champêtre

Alors que le silence règne encore sur la ferme, Vincent et moi nous chargeons d’acheminer le deuxième véhicule au point de ralliement de fin de journée. L’occasion de vérifier l’itinéraire une ultime fois et de bien marquer nos repères avant le passage en groupe.

De retour pour le déjeuner fraîchement préparé par notre hôte, un dilemme s’impose : choisir entre le crumble aux pommes du jardin, une panoplie de confitures maison ou un miel bio d’un producteur voisin. Un festin riche en énergie très apprécié avant de reprendre la route à bord de nos bicyclettes.

Un déjeuner entièrement préparé par notre hôte Claire – Aventure sur paille

Le départ de la grange est précédé par une vérification complète des vélos. Nous nous assurons que tout est en ordre pour accomplir les 50 kilomètres prévus aujourd’hui. A propos des bécanes, il s’agit pour toutes celles fournies de cyclo-cross. Nous recommandons des pneus de 32mm ou plus afin d’assurer un bon confort car le tour se divise réellement en deux sections 50/50 d’asphalte et de terre.

11h, nous sommes tous sur la route menant vers Frelighsburg. Le soleil est déjà bien installé et nous réserve une magnifique journée. Une douzaine de kilomètres nous séparent de la prochaine étape. Les fermes se succèdent sur cette belle route de gravier marquée par quelques montées sympathiques.

Scène typique des Cantons-de-l’Est

Moins d’une heure après le grand départ, à peine le crumble digéré, qu’une halte dans un verger s’impose avec une dégustation de tartes aux pommes (Au cœur de la pomme). Au fil de la discussion, nous apprenons que les sœurs situées à l’arrière du comptoir furent hôtesses à l’exposition universelle de 1967. Un moment riche en échange avec notre groupe composé en majorité de guides officiels de la ville de Montréal.

Notre deuxième déjeuner en bouche, le plus gros col du voyage se rapproche rapidement. La traversée de Frelighsburg, ancienne localité loyaliste positionnée à quelques kilomètres seulement du Vermont se déroule en toute fluidité. L’ouverture des hostilités ne tarde pas : certains cyclistes se cambrent, d’autres passent en position de danseuse tandis que les plus prévoyants alignent leurs petites vitesses. De l’autre côté de la montagne nous attend Dunham et sa fameuse micro-brasserie. Pas la peine de vous préciser qu’un arrêt s’impose!

Une fois arrivés à destination, les mollets saillants et les visages rouges, le dîner se déroule avec la satisfaction de l’effort accompli. La confiance est clairement établie entre le groupe et ses organisateurs. Avec un peu d’avance sur l’horaire, nous établissons une bonne pause à la brasserie permettant à tout le monde de se décontracter autour d’une bière.

A l’approche de Bromont

L’après-midi s’annonce sportive avec 25 kilomètres restant au compteur, mais il n’y a guère à se soucier. Même la crevaison d’un des participants sert d’excuse pour jaser. Nous poursuivons notre itinéraire vers Bromont, tantôt sur une route de bitume, tantôt au milieu du gravier. La couleur des arbres nous parait formidable autour de ce décor de plus en plus vallonné. A l’apparition de chaque nouvelle côte, la dernière activité tant attendue se laisse de plus en plus désirer. Par un effort ultime, après une dernière et très sérieuse montée, les cyclistes arrivent au petit paradis : le Spa Balnea.

Un gros merci à Fitz & Follwell pour sa flotte de vélos et surtout pour nous avoir fait confiance dans l’organisation de cette première sortie d’entreprise!

 


« Un séjour de rêve »

Voilà comment nous l’avions annoncé sans la moindre gêne. Après tout, nous connaissions bien le coin pour avoir parcouru les innombrables rangs équipés de nos tentes et d’un tube de crème solaire. Car oui les Cantons-de-l’Est, et plus précisément les municipalités de Brome-Missisquoi, situées à moins d’une centaine de kilomètres de Montréal, se traduisent par une vaste étendue de champs et de fermes avant d’atteindre les Appalaches. Nul besoin d’insister sur la nécessité de couvrir votre caboche pour toute la durée du trajet, surtout si vous débutez votre périple depuis la grande île.

Bref, ne vous méprenez pas dans notre intention : il s’agit avant tout d’offrir une relecture des attraits culturels locaux. Le vélo, bien que moteur de l’aventure, se positionne surtout comme le moyen le plus agréable et le plus flexible de visiter notre environnement. Envie de s’arrêter, d’apprécier un petit verre de cidre ou de s’engager dans un sentier, la liberté n’a de limite que votre imagination (ou la décision du guide).

 


Pourquoi l’Estrie ?

Un accès direct depuis la métropole

Martin, notre fin et excellent conducteur veille sur le peloton

Située à une heure de Montréal en auto et proche de grands axes routiers, la sécurité est donc garantie. L’aspect logistique se trouve également simplifié car un véhicule peut suivre le groupe durant l’entièreté du trajet.

[Remanier]

 

Un paysage vraiment captivant

Un aperçu du mont Sutton, célèbre pour sa station de ski

Composé d’un fond montagneux bordé de lacs et de rivières autour d’un décor forestier aux couleurs vives, il s’agit d’un combo parfait assurant un spectacle continu. L’itinéraire vous surprendra par sa diversité: des champs de mais, aux montagnes en passant par les vignobles ou les pâturages boisés…

 

Un réseau routier des plus riches

Un chemin paisible à l’approche de Bromont

Comme nul part ailleurs au Québec, le système de route anglais a façonné très tôt les environs. Les innombrables chemins de terre longeant le flanc des montagnes regorgent de surprises. L’avantage en terme d’options d’itinéraire renforce donc l’aspect découverte. A chaque nouvelle cyclo-randonnée, l’excitation de s’engager sur une route différente assure l’aventure. Bon nombre de rangs ne sont qu’encore vêtus d’une fine couche de graviers pour un plaisir authentique.

 

Un terroir remarquable à découvrir

Pause dîner à la brasserie Dunham

L’histoire des Cantons-de-l’Est remonte au XVIIIe siècle, époque de la colonisation Britannique, suivie d’un développement industriel très marqué. L’apparition des premières locomotives reliant la Nouvelle-Angleterre à la province XXX. En l’espace de seulement quelques kilomètres, il est donc possible d’apprécier aussi bien l’évolution architecturale des lieux, de croiser nombre d’artisans ou de profiter d’un vaste choix de vignobles.

[rajouter une ligne]


Prochain départ [dates à venir]

Partez à la découverte des Cantons-de-l’Est pour sillonner les plus beaux vergers de notre région. Au travers de routes de campagne, revivez l’épopée des chemins de diligences au cœur d’un territoire façonné par le développement du train à vapeur. Appréciez la convivialité d’un souper du terroir et d’un déjeuner champêtre dans une grange datant du XIXe siècle au charme certain. Enfin, venez vous ressourcer au sein du plus vaste domaine Spa du Québec.
Nous offrons une expérience ludique ponctuée par une quarantaine de kilomètres à vélo par jour et d’une panoplie d’activités: pique-nique et dégustation dans un vignoble, dîner à la brasserie Dunham et arrêt dans un verger. Profitez de l’assistance d’un véhicule durant l’ensemble du séjour, garantie d’un service flexible et d’un minimum de préparatif. Nous gérons le transport du groupe, l’ensemble des bagages et la location des vélos au besoin.

19-23 Octobre : attention à la marche

Couché dans le gazon avec un couple de français rencontré hier au guidon de leur tandem, la fraîcheur de cette soirée suffisait à oublier les difficultés de la journée. Autant dire que cette marche montagnarde, sous le cagnard et accompagnée d’une nuée permanente de moustiques redéfinit rapidement votre sens de la suffisance. Ici la canicule vous frappe à chaque changement de col, le moindre ruisseau impose un arrêt et le croisement d’un semblable force au salut.

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17 octobre : une pointe de sobriété

Parcouru à vélo : Chalhuanca – Abancay | 122Km ~ 9h30

Rencontre avec un cycliste Brésilien au détour d’un virage. La différence d’équipement est frappante. Son vélo s’avère bien plus archaïque, dépourvu de tout outil spécialisé et d’un simple sac à dos déposé dans un panier en plastique. Son accoutrement n’en est pas moins modeste. Muni d’un chapeau en cuir brun, sandales aux pieds et tee-shirt en coton sur le dos, la facilité apparente avec laquelle le bonhomme sillonne la vallée m’impressionne.

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15 & 16 octobre : face à la montagne

Parcouru à vélo : Puquio – Lagunas | 57Km ~5h30

Trouvez-moi un seul kilomètre sur lequel on ne croise pas d’ordures. De manière collective et en parfaite inconscience, les péruviens jettent à tout va bouteilles, sacs plastiques, papiers et emballages le long des routes. Il n’est ainsi pas rare de croiser un monceau de déchets au coin d’une bute, laissant percevoir les intestins du village voisin. En l’espace d’une fraction de seconde, ces rares bouts de terres immaculés se voient profaner aussi longtemps qu’ils ont été protégé de l’homme.

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14 octobre : pieds sur terre

Première journée de repos depuis le départ à vélo. Cette pause va servir de préparatif pour le trajet à venir; j’ai retenu la leçon d’hier. Voici donc les objectifs :

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13 octobre : erreur de débutant

Parcouru à vélo : Nazca – Puquio | 43Km ~4h30

En quittant Nazca à l’aube, je questionnais une dernière fois l’hôte de l’auberge sur les moyens de ravitaillement disponibles avant d’atteindre Puquio. Sa réponse réconfortante m’aura suffit à foncer tête baissée. Quelle naïveté ! Autant dire que la réalité m’a vite rattrapée.

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12 octobre : le dernier plat

Parcouru à vélo : Ica – Nazca | 97Km ~5h30

La lune éclairait encore le ciel, je rangeais méthodiquement mes affaires une fois de plus avant d’entamer la dernier tronçon de la panaméricaine.

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11 octobre : matinée embrumée

Parcouru à vélo : Cerro Azul – Ica | 169Km ~9h30

La brume matinale n’était pas prête de se dissiper. Le compteur accroché au guidon affichait seulement un petit 6h30, je venais de parcourir quelques kilomètres entourés par l’océan à peine visible sur ma droite et de l’autre côté, la cordillère des Andes se dressant au loin. Depuis mon départ je ne cessais d’observer ces montagnes avec une appréhension n’ayant d’égale que ma fascination.

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09 octobre : premiers pas en Amérique latine

La journée s’est découpée en deux parties : l’arrivée à Lima à 1h du matin puis l’après réveil.
Dès l’arrivée à l’aéroport et le passage à l’immigration bouclé, c’est un peu la foire. Trouver un taxi ? La question devrait plutôt se traduire par comment s’en sortir sans taxi tellement vous êtes sollicités. Il faut dire que mon gros carton de vélo ne passait pas non plus inaperçu…

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08 octobre : décollage

Au moment même où j’écris ces lignes, j’approche du mi-trajet Toronto-Lima (7h). Assis à côté d’une péruvienne, j’ai pu rafraichir mon espagnol en lui présentant mon projet de voyage et surtout profiter de sa grande patience. Complétez donc chaque début et fin de phrase de votre interlocuteur sans même savoir s’il comprend pour saisir le dévouement de cette femme.

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